mardi 24 juin 2008
Labels et certifications
Chaque produits bio certifiés par des organismes de contrôle et de certification sont étiquetés par des logos, appelés labels bio.
Venez découvrir tout ce que vous voulez connaitre sur la certification des produits, les sites des organismes, le pourcentage d'ingrédients dans la composition des produits certifiés... Le
BDIH est une association fédérale allemande d'entreprises commerciales
et industrielles pour les médicaments, les produits diététiques, les
compléments alimentaires et les soins corporels créée en 2001. Site web : BDIH Site web : Ecocert ECOCERT est l'organisme de contrôle et de
certification agréé par les Ministères français de l'Agriculture et de
la Pêche, de l'Economie des Finances et de l'Industrie. ECOCERT est
implanté dans cinq autres pays européens et a des correspondants ou des
bureaux dans une cinquantaine d'autres pays à travers le monde. La charte COSMÉBIO : une certification complexe et exigeante. Le référentiel COSMÉBIO® va bien au-delà de
la seule présence dans la formule de produits issus de l'agriculture
biologique. Il se fonde sur un cahier des charges très exigeant déposé
auprès du Ministère de l'Industrie et paru au Journal Officiel le 09
Avril 2003. La difficulté à formuler selon ce cahier des charges très restrictif ne doit pas être méconnue. Le label COSMÉBIO® écologique ECO qui
garantit que l'on trouve au minimum 95% d'ingrédients naturels, au
minimum 5% d'ingrédients BIO sur le produit fini et 50% d'ingrédients
BIO sur le total des ingrédients végétaux. LA CHARTE NATURE & PROGRES : Un triple objectif écologique, économique et
social. Chez NATURE & PROGRES, producteurs, transformateurs,
fournisseurs, distributeurs et consommateurs sont liés par une charte commune.
Cette charte à laquelle tous souscrivent, propose une alternative
concrète et performante aux désordres écologiques, technologiques,
sanitaires et humains de l'agriculture industrielle.
1) BDIH

C'est elle qui délivre le label "Cosmétiques naturels contrôlés" dont
le cahier des charges répertorie 690 composants autorisés sur les 20
000 existants.
Weleda, Wala, Logona et Lavera sont des membres fondateurs du label
mais attention, ces laboratoires ne le contrôlent pas, c'est un
organisme de certification indépendant l'IMO qui le fait.
Le BDIH est implanté en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche et en
Suisse. Les produits qu'il certifie sont exportés dans plus de 40 pays
dont la France.
Le certificat est délivré à un produit non à une marque. Cependant pour
utiliser le logo, une marque doit avoir 60% de ses produits reconnus
conformes au label. Le B.D.I.H. se montre donc sévère.
Le cahier des charges du label est précis, en voici les grandes lignes organisées en 8 catégories :
Matières premières végétales :
Elles doivent être issues de cultures ou de cueillettes sauvages certifiées Agriculture Biologique.
Matières premières animales :
Aucune matière issue de vertébrés morts ne peut être utilisée (blanc de baleine, huiles animales, collagène animal...).
Ceci signifie que l'on peut par contre utiliser des matières issues des
animaux et insectes vivants : le lait, la cire d'abeille, le miel...
Matières premières minérales :
Les excipients issus des sous-produits pétroliers sont interdits :
paraffine, huiles et cires minérales. Les colorants et parfums
synthétiques, les matières premières éthoxylées et les silicones le
sont également.
Protection animale et tests :
Les produits intermédiaires ou finis ne font l'objet d'aucune
expérience sur les animaux lors de la conception, la fabrication et le
contrôle.
Ceci signifie que les produits sont testés sur des volontaires.
Conservation :
Pour la sécurité micro-biologique des produits, seuls sont autorisés
les systèmes de conservations naturels ou certains conservateurs
prouvés inoffensifs et non polluants.
La stérilisation des matières premières et des produits finaux par rayonnements radio-actifs est interdite.
Respect de l'environnement :
Les OGM sont interdits.
L'exploitation des ressources et les procédés de fabrication doivent se
faire dans une perspective de développement durable c'est-à-dire de
respect de l'environnement et de gestion écologique des déchets.
Les emballages doivent être recyclables.
Contrôle :
Le contrôle du respect du cahier des charges est assuré par des organismes indépendants.
Pour pouvoir bénéficier du label BDIH, une marque doit avoir au moins
60% de l'ensemble de ses produits conformes aux critères définis.
Consommateur :
Les marques s'engagent à être transparentes vis à vis du consommateur,
à l'informer clairement et de manière exhaustive sur le concept de
cosmétique naturelle.

Pour être certifié Cosmébio Bio, il faut respecter un cahier des charges précis.
Il est le seul référentiel français. La cosmétique
naturelle ne pouvant se réduire à n'être qu'un assemblage basique
d'huiles et d'essences, le cahier des charges COSMÉBIO® a établi des
listes de produits à fonction cosmétique, agréés en raison de leur
origine et des procédés de transformation physique ou chimique qui en
permettent l'obtention. Une autre liste interdit l'usage d'un grand
nombre d'ingrédients utilisés en cosmétique.
Mais cette difficulté est aussi la rançon d'une cosmétique authentiquement naturelle.
La plupart des conservateurs chimiques, les PEG (émulsifiants
solubilisants à base de glycol), les silicones ou les paraffines (issus
de l'industrie pétrochimique), les parabens (conservateurs chimiques)
ou les produits éthoxylés (dont le mode de production est sujet à
caution), les parfums et les colorants de synthèse ne trouvent par
exemple pas leur place dans un tel référentiel. On notera qu'outre le
contrôle des matières premières la certification s'applique aussi aux
méthodes de fabrication, au mode de nettoyage des cuves, au process et
à l'environnement des usines. A partir de ces impératifs de formulation
le référentiel COSMÉBIO® propose deux niveaux de certification que l'on
retrouve explicités au dos des flacons ou des étuis :
Le label COSMÉBIO® écologique et biologique BIO qui garantit que l'on
trouve au minimum 95% d'ingrédients naturels,au minimum 10%
d'ingrédients BIO sur le produit fini et 95% d'ingrédients BIO sur le
total des ingrédients végétaux.
Comme dans l'alimentaire les produits issus de culture biologique
portent un astérisque dans la formule INCI (International Nomenclature
of Cosmetic Ingredients), aujourd'hui obligatoire, que l'on trouve sur
tous les produits cosmétiques.
Bien évidemment l'absence de tests sur animaux comme l'absence
d'incidence sur l'environnement pour les produits finis ou les matières
premières fait partie des obligations de ce référentiel.
3) Nature & Progrès

La mention Nature et Progrès correspond à une charte dont les
signataires s'engagent à respecter le cahier des charges. Elle concerne
les cosmétiques et l'agriculture.
Nature et Progrès est aussi une fédération internationale d'agriculture
biologique. Elle regroupe des associations de consommateurs et de
producteurs qui militent pour une agriculture biologique, écologique,
équitable et durable dans la biodiversité.
Le cahier des charges Nature et Progrès est parmi les plus sévères.
pour que l'écologie fasse ses preuves sur le terrain
Respecter les équilibres naturels, les terroirs, les climats et le paysages.
Préserver les sols, protéger la terre, planter pour les générations futures.
Refuser les méthodes de culture polluantes qui laissent dans l'alimentation des résidus toxiques ou malsains.
Eviter tout gaspillage d'énergie.
Favoriser une technique écologique de pointe à tous les échelons de la
filière : cultures protégées par des antiparasites biologiques,
transformation peu consommatrice d'énergie, emballages biodégradables,
distribution limitant les transports.
pour un réalisme économique à échelle humaine
Aider les petites exploitations à survivre en produisant la qualité
plus que la quantité et promouvoir une répartition équitable des
revenus entre la production, la transformation et la distribution.
Réorganiser la filière en privilégiant les circuits courts et les produits régionaux.
Favoriser un partenariat local, régional, national puis international.
Encourager les reconversions progressives et réalistes et ouvrir la filière à de nouveaux acteurs.
Développer la mention Nature & Progrès comme une garantie de
qualité, améliorer la diffusion des produits issus de l'agrobiologie en
créant une véritable distribution bio et en informant le public.
pour une solidarité sociale efficace et pragmatique
Etablir un contact direct entre le producteur et le consommateur.
Privilégier la coopération au détriment de la compétition commerciale.
Répartir la rentabilité des produits à tous les échelons de la filière.
Maintenir les paysans à la terre en leur garantissant un rapport
travail-revenu décent et lutter contre la désertification des campagnes.
Alléger les charges des paysans par tous moyens juridiques, fiscaux et associatifs.
Privilégier la solidarité de la filière dans toutes les régions de
France, mais aussi sur le plan international en développant
l'agrobiologie dans les pays du Tiers-Monde.
Commentaires
Un petit coup de pouce!
Bonjour,
J'ai découvert votre blog grâce à ma belle mère et je le trouve vraiment bien fait et très instructif, j’adore ;)
Si ça vous intéresse, je participe à un concours où mon projet s'intitule prendre soin de soi et de l'environnement et ce serait super cool si vous pouviez voter à cette adresse : http://www.zoomjeune.be/candidats/candidats-2008/prendre-soin-de-soi-et-de-l-environnement
Un grand merci ;)
Sophie.
commentaire de Lizza
Le blog.lisabuzz.com parle de Penseebio : Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme ('Penseebio) il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Penseebio mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore et je suis loin d être seule ! signé blog.lisabuzz.com
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